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ACORD Rwanda promeut l’agroécologie et la biodiversité par la plantation d’arbres indigènes

ACORD Rwanda, grâce à ses membres de la communauté formés en agroécologie, a lancé un projet visant à promouvoir l’agroforesterie traditionnelle. Le projet consiste à planter des arbres indigènes aux côtés des cultures pour préserver leur souveraineté et leur importance historique.

Au total, plus de 3500 arbres indigènes sont plantés par hectare sur 2 hectares dans la cellule de Murago du secteur de Gataraga, comprenant différents types d’arbres, dont certains possèdent des pesticides naturels pour lutter contre les ravageurs, ainsi que ceux qui améliorent la productivité du sol tels que le Desmodium, le Pennisetum purpureum, le Calliandara, le Grevillea, l’Alnus et le cedrela adorata.

Les partisans de cette initiative la considèrent comme cruciale pour la conservation des terres et de la biodiversité, connue sous le nom d’agroécologie, tout en réduisant la dépendance à l’égard d’intrants coûteux tels que les engrais et les pesticides synthétiques.

Immaculée Dushimimana, agronome à ACORD Rwanda dans le district de Musanze, a souligné l’importance de cultiver diverses cultures indigènes, qui enrichissent non seulement la biodiversité mais ont également un impact positif sur la fertilité du sol et la lutte contre les ravageurs.

Elle a souligné l’importance de l’utilisation d’engrais naturels tels que le compost pour améliorer la santé du sol et réduire les coûts de production.

« Nous donnons la priorité à la plantation de différentes espèces d’arbres, y compris des espèces indigènes comme l’Erythrina abyssinica, pour nous assurer qu’elles poussent bien et contribuent positivement à l’agriculture durable. Certains de ces arbres contiennent des propriétés bénéfiques pour l’agriculture, comme la Vernonia amygoblina, et d’autres ont des capacités de croissance rapide. De plus, certains de ces arbres soutiennent des méthodes naturelles de lutte contre les ravageurs. Des exemples comprennent le Tetradenia riparia, le Bidens pilosa, la Vernonia amygoblina, le Ficus thonningii, entre autres. »

Elle a également souligné: « Ces arbres sont très précieux, surtout maintenant que les engrais synthétiques sont couramment utilisés, ce qui entraîne des risques pour la santé et une dégradation de l’environnement. Parfois, l’équilibre des éléments nutritifs du sol est perturbé, et la préservation des arbres essentiels aide à maintenir la santé du sol. À long terme, ces arbres sont essentiels pour la durabilité des agriculteurs, surtout compte tenu de l’augmentation des coûts des engrais synthétiques. Investir dans des engrais naturels comme le fumier est un moyen de réduire les dépenses. »

Parmi les personnes impliquées dans le projet d’agroécologie à ACORD Rwanda, on trouve Ernest Musabyimana et Immaculée Nyirambarushimana, qui estiment que la plantation d’arbres indigènes est cruciale pour garantir la souveraineté alimentaire et promouvoir des pratiques de gestion durable des terres qui ne dépendent pas d’intrants externes tels que les engrais et les pesticides synthétiques.

Jean Pierre Hakizimana, agronome du secteur de Gataraga, a souligné l’importance de préserver les cultures indigènes pour éviter la perte de biodiversité et maintenir le bien-être des écosystèmes. Il a souligné leur rôle dans la production d’oxygène et la conservation des sols.

Il a déclaré: « Diverses plantes indigènes ont été sélectionnées pour la culture, y compris l’Erythrina abyssinica et le Ficus thonningii. Ces plantes jouent un rôle vital dans la conservation des sols et la séquestration du carbone, et il est impératif que tout le monde contribue à leur préservation. »

L’agronome Immaculée a mentionné que 30 000 arbres ont été plantés au cours de l’année précédente, en 2023, tandis que 7 000 autres arbres ont été plantés de janvier à février 2024 dans les secteurs de Muko et Gataranga, où ACORD Rwanda intervient.

Il est prévu qu’un autre lot de 10 000 arbres sera cultivé dans leurs pépinières au cours des mois suivants pour promouvoir l’agroécologie et les connaissances agricoles traditionnelles.

Les espèces d’arbres indigènes sélectionnées et leurs périodes de culture respectives sont les suivantes :

1: Umuravumba (Tetradenia riparia),2: Intomvu (Loberia giberroa),3: Umuruku (Tephrosia vogelii),4: Alnus (Alnus acuminata),5: Umuko/igiko (Erythrina abyssinica),6: Umubirizi (Vernonia amygoblina),7: Munukanabi (tagète arborescente),8: Kimbazi (Tithonia diversifolia),9: Umuvumu (Ficus thonningii),10: Urubingo (Pennisetum purpureum),11: Grevillea (Grevillea),12: Neem (Azadirachta indica),13: Ikibonobono (Ricinus communis),14: Calliandara (Calliandara sp),15: Umuvumburankwavu (Desmodium),16: Inyabarasanya (Bidens pilosa),17: Cedrela (Cedrela adorata).

Immaculée Dushimimana, agronome à ACORD Rwanda dans le district de Musanze, a souligné l’importance de cultiver diverses cultures indigènes.

Jean Pierre Hakizimana, un agronome du secteur de Gataraga
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